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Social learning : bilan sur la pratique


Le social learning a le vent en poupe dans les grandes et les petites entreprises. De nombreuses sociétés, tous secteurs confondus, ont recours à cette formation innovante pour développer les compétences de leurs collaborateurs. Une étude menée par le cabinet Brandon Hall Group a mis en lumière les nets avantages de cet « apprentissage social » en entreprise. D'ailleurs, environ 73% des groupes interrogés par ce cabinet américain envisagent d'exploiter au mieux le social learning. Si dans la pratique, l'expérimentation de cette nouvelle approche pédagogique n'a eu que des retours positifs, l'apprentissage participatif présente aussi des limites. Focus sur un bilan détaillé autour de la pratique du social learning.


Le social learning, véritable levier de développement pour les entreprises et leurs collaborateurs

Il convient d'abord de revenir sur la définition du social learning. Dans son sens le plus large, et le plus simple aussi, il s'agit d'une formation basée sur un apprentissage social. Celle-ci se déroule souvent dans un cadre informel voire virtuel, selon les méthodes de l'entreprise. Pour ce faire, elle s'oppose au schéma traditionnel des formations existantes où les collaborateurs ou employés restent passifs en recevant du « savoir » venant des formateurs extérieurs à l'entreprise. Le concept de l'apprentissage social vise plutôt une valorisation des compétences au sein d'une même entreprise par le biais de séances de partage. Des spécialistes sur beedeez.com proposent d'aider les entreprises à mettre au point une formation social learning au sein de leur groupe. Un processus d'accompagnement pour cadrer les démarches et diversifier les méthodes à l'aide par exemple des interactions virtuelles.

En d'autres termes, pour les collaborateurs, le social learning est un moyen d'apprendre de nouvelles pratiques et techniques en interagissant avec les autres employés d'une entreprise. Les séances sont riches en partages et en conseils venant d'employés « détenteurs de savoir ». Cela permet aux autres d'acquérir de nouvelles connaissances en les mettant directement en pratique et en aiguisant leurs propres compétences. Pour l'entreprise, la mise en place d'une formation via la méthode du social learning est un véritable levier de développement de ses activités. En effet, les employés affichent plus de performances dans le cadre de leur mission. Leur travail devient ainsi plus productif et qualitatif. Des avantages tangibles qui garantissent le développement et les performances d'un groupe.


Une formation efficace à moindre coût qui suscite l'engagement

Dans la liste des avantages du social learning, le sujet budgétaire se place en tête de liste. C'est pour cette raison que ce nouveau mode d'apprentissage séduit les entreprises. En effet, pour une formation traditionnelle, il faut tenir compte de différents paramètres : les infrastructures à aménager pour former les collaborateurs, mais surtout les formateurs spécialisés pour mener les formations. Tout cela représente un budget considérable dans le portefeuille d'une société. Or, en adoptant le social learning, les dépenses sont considérablement réduites. Cela s'explique en partie par l'absence des honoraires des nombreux formateurs externes.

Étant donné que les entreprises cherchent avant tout à valoriser le résultat, le social learning devient intéressant en termes de rapport qualité-prix. Cet apprentissage participatif représente un coût plus faible en comparaison avec les formations traditionnelles des entreprises. De plus en plus de groupes se tournent alors vers cette approche pour cette raison, mais pas que. En effet, l'apprentissage par les pairs ou « peer learning », comme beaucoup l'appellent, est avantageux, car il suscite un réel engagement de la part de tous les collaborateurs. Ceux-ci se sentent impliqués dans le développement des compétences et donnent de leur personne en échangeant de manière productive. Or, tout bon leader connaît la valeur de cette implication et cet engagement des employés.


L'apprentissage participatif décuple la productivité

Le social learning est aussi défini comme l'apprentissage participatif. Tous les collaborateurs deviennent des acteurs de leur formation en participant activement à chaque séance virtuelle ou en présentiel. Ici, tous les collaborateurs allant des cadres d'entreprise, aux chefs de département en passant par les employés sont impliqués. L'objectif est de récolter l'expertise de différents profils sur des thématiques prédéfinies. De cette manière, les interactions sont plus riches et enrichissent par la même occasion les connaissances de chaque acteur de la formation. Qui dit participation signifie également que tout un chacun doit donner : partager sa compréhension d'une tâche, proposer des solutions pour acquérir plus de rapidité dans le traitement, partager des techniques acquises avec l'expérience, etc.

Les formations social learning sont une forme d'imprégnation au sein de l'entreprise. Le personnel formé apprend en étant directement en contact avec les autres collaborateurs. C'est d'ailleurs pour cela que cette approche est dite sociale. Même si le résultat de la formation est difficile à chiffrer, ce qui est sûr, c'est qu'elle favorise une importante productivité des employés. Ces derniers gagnent en compétence et apprennent à maîtriser différentes tâches. En d'autres termes, ils deviennent plus efficients, ce qui est bénéfique pour une société.


Les limites et les inconvénients du social learning

En dressant un bilan détaillé de la pratique du social learning en entreprise, des limites en sont ressorties. Cela signifie que cette formation ne présente pas uniquement que des avantages. Les professionnels de différents secteurs ont aussi constaté des inconvénients. Voici les contraintes à prendre en considération pour mieux adopter cette approche participative.

Une formation difficile à calibrer

Les entreprises qui ont mis en place l'apprentissage participatif au sein de leur organisation témoignent de quelques difficultés à organiser, structurer et cadrer la formation. Étant donné que celle-ci se déroule de manière plus ou moins informelle, elle devient difficile à organiser de façon plus concrète. C'est surtout le cas au niveau des formes que doit prendre la formation. De plus, l'évolution doit dépendre des acquis et des résultats de chaque participant, entre autres les employés. De ce fait, l'apprentissage est difficile à modérer contrairement à la formation traditionnelle à sens unique.

Les cadres souvent inaccessibles

Le social learning signifie aussi l'implication des différentes figures au sein d'une entreprise notamment les dirigeants. En raison de leur emploi du temps chargé ou d'autres raisons, ils ne sont pas toujours disponibles pour les formations. Cela handicape les valeurs défendues par l'apprentissage participatif qui nécessite une implication même des cadres et dirigeants.

Une évaluation difficile à chiffrer

Pour les entreprises qui se lancent dans l'apprentissage collaboratif, la partie évaluation des participants reste un obstacle. C'est surtout le cas en matière de résultat qui demeure difficile à chiffrer. En raison du flou que la formation laisse planer, les entreprises s'inquiètent de son réel intérêt.



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